Droit des étrangers et intégration

Publié le par Verts Associatifs et Citoyens de Vanves

undefinedCombien y a-t-il d'étrangers à Vanves? Difficile de le savoir, mais la question vaut la peine d'être posée, à Vanves comme ailleurs.

Certains sont des immigrés qui vivent à Vanves depuis longtemps et n'ont pas acquis la nationalité française. D'autres sont arrivés plus récemment. Certains sont sans-papiers, et n'existent donc pas officiellement - même les recensements refusent de les prendre en compte -. Et pourtant, ils et elles sont là, de plus en plus nombreux semble-t-il. La présence croissante des femmes immigrées peut être mise en relation avec la croissance des services de proximité d'aide à la personne : ménage, garde des enfants, aide aux personnes âgées. Ces besoins en services de proximité sont eux-mêmes liés à la structure démographique et sociologique de Vanves.

Ces étrangers qui vivent ou travaillent à Vanves n'ont pas d'existence politique légale. Le  droit de vote et d'éligibilité aux élections locales ne leur a toujours pas été reconnu, sauf pour les résidents originaires d'un pays de l'Union Européenne. Nous sommes, à VAC, pour la votation citoyenne www.ldh-france.org/actu_nationale . Si nous sommes élus, nous participerons à la semaine de votation citoyenne organisée par de nombreuses associations entre le 19 et le 25 mai : nous organiserons des élections pour les résidents étrangers non communautaires, comme cela se fait depuis plusieurs années dans de nombreuses communes. En attendant qu'une loi nationale vienne donner le droit de vote aux résidents étrangers établis sur le territoire français, nous créerons à Vanves un Conseil consultatif des étrangers où pourront voter et se présenter les étrangers extra-communautaires résidant à Vanves.

Ce Conseil consultatif des étrangers contribuerait à préciser la politique municipale d'intégration qui concerne les étrangers, mais aussi des immigrés naturalisés français et des jeunes issus de l'immigration : si beaucoup d'entre eux sont heureusement bien intégrés, une partie des jeunes de la deuxième, voire de la troisième génération est, de fait, l'objet de discriminations (logement, emploi...) et est encore mal intégrée à la population vanvéenne. Se loger quand on est africain avec de petits revenus est un long parcours du combattant. Trouver un emploi quand on est jeune français avec un nom arabo-berbère prend beaucoup de temps. Réussir sa scolarité quand on est mal logé et qu'on ne parle pas français à la maison n'est pas donné à tous les enfants.
D'où la nécessité pour la municipalité de mener avec réalisme une politique sociale favorisant l'intégration :

  • augmenter l'offre de logements sociaux. Des solutions existent.
  • améliorer l'accueil et l'efficacité du service d'aide à l'emploi.
  • proposer des cours d''alphabétisation et de français compatibles avec les horaires de travail et les charges familiales
  • intensifier le soutien scolaire.
  • multiplier les places en crèche ou autres formules de garde de qualité pour les jeunes enfants. Une politique généreuse pour la petite enfance est une façon de concrétiser le beau principe de l'égalité des chances.
  • soutenir les différentes associations qui cherchent à créer du lien social ou à subvenir aux besoins des plus démunis.

Rappelons enfin que les sans-papiers ont des droits, comme tous les humains. Une municipalité se doit de leur accorder sa protection, comme l'ont fait cet automne plusieurs maires de communes des Hauts de Seine.

Publicité

Publié dans Social - santé

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article